15/04/2010

Queer.


S'entamer les chairs de
contraintes, avoir honte de soi, creuser le berceau pour
le futur cancer
tout ça pour être ce que les yeux
d'autrui nous demandent


Courir à plat ventre sur les reflets de vos haines


Je ne suis ni femme ni homme
Je n'ai semble-t-il que la part des anges en moi, l'asexuation de
l'auteur qu'on a enterré et qui reste pâle, là, sur la terre qu'on a retournée
hébété comme ceux qui après tant d'années ont enfin trouvé silence
elle est folle, elle est bizarre, c'est somme toute pour ça qu'il faut la punir, elle a sous ses yeux les poches de ceux qui refusent et luttent mais à quoi bon, à quoi bon
he's queer he's strange, that's why he has to die, on his face destroyed tears from nights in the lakes but for wha', for wha'


all those beautiful boys
pimps and queens and criminal queers
toutes ces filles si jolies
maquerelles butches queers vent contraire
l'insouciance
n'être plongé que dans un délit, lequel sinon
refuser soumis, refuser d'être soumis
je suis un homme mesdemoiselles
tombez dans mes bras
votre peau est si douce quand votre jupe la dévoile
i'm a girl beautiful boys
please touch myself nothing matters
lessived sheets are made for that






12/04/2010

Dégénération // παραπόνο

(so i would like to put myself on the
grave
and snif on and dead on and seat down without nothing, a
heart, maybe, but
definitively dead)

07/04/2010

Une Symbiose.




(les imaginer ensemble me ferait l'effet d'un
beautiful boyz, ressac de l'oreille qu'il lui murmurerait,
matin de janvier - à laquelle elle répondrait, psaumes et
Douce lenteur des couples timides, larmes au coin d'un
oreiller, sillon si tremblant, si palpable,
redessiné du bout des
doigts)

05/04/2010

IRL #2

Passer son temps à ne rien faire plutôt qu'à écrire.
Pourtant un projet d'édition, par-ci, des sourires des promesses, par-là. Le Salon fut chouette. Revoir Chloé se rassurer lui assurer tutoyer. Revoir Mélou pas d'alcool mais des baisers des bras dessous dessus tarte à la banane et fake story.
Boire trop de pommeau t'adresser à toi "tu" mort d'avance. Constater la jalousie, rassurer, prendre en ses bras. Non il n'y aura rien. Non il n'y aura, jamais, rien. Parle avec lui, constate, lui dans son coeur, moi qui grandis. Toujours une brillance mais rien que de très lucide. Trop d'alcool à trois heures du mat', lâcher prise, la fatigue le lendemain, et constater ce même lendemain, rien n'a changé, sauf cette pensée-là : l'alcool crée du lien.
Un son au hasard, ou presque pas, hante mes nuits et mes matins, donne envie de pleurer, délicatessence. Devant elles je serai, debout, en contemplation, un mois et demi encore :




22/03/2010

IRL #1

|
--> lire.



-> se remettre à écrire.




--> trop d'angoisses et de décadence rires pleins et univoques ton visage entre mes mains ForWard the message dear, bon courage, à mercredi, bien cordialement.


Page 19 : Une fictionnalisation de soi, lucide.
Assumant ce qui échappe au soi par l'inconscient.

19/03/2010

Quelques fantômes.

J'aimerais n'avoir plus à écrire sur lui. J'aimerais savoir que je ne retomberai jamais dans son piège. J'aimerais m'en foutre lorsqu'il m'ignore. J'aimerais ne pas avoir à hanter les couloirs pour tenter des paroles qui ne viendront pas. J'aimerais ne pas être parfois triste. J'aimerais ne pas comparer ma vie à un champ de cadavres. J'aimerais ne pas trouver ma gorge bouchée par un éternel regret. J'aimerais comprendre pourquoi les amours ne meurent jamais. J'aimerais ne pas trouver ma bouche muselée par l'acceptation. J'aimerais ne pas être forcée de ne voir que le beau. J'aimerais ne jamais pleurer quand j'en reparle. J'aimerais ne pas passer à côté de sa rue sans regard triste parce que je sais, aujourd'hui, je ne la verrai pas. J'aimerais ne pas rêver encore de l'embrasser sur le bout des lèvres. J'aimerais que le poison s'étiole. J'aimerais n'avoir rien à écrire sur elle, sur lui, sur eux, sur ce passé.
J'aimerais tant n'avoir que toi dans ma vie, amour.

25/02/2010

(suppose d'avoir vu, natürlich)
Si j'avais été les extraterrestres, j'aurais embarqué des bouquins plutôt que des gamins.
Si j'avais été les extraterrestres, je me serais d'ailleurs pas cassé le cul à embarquer des gamins.
Si j'avais été les extraterrestres, j'aurais peut-être réfléchi avant, au lieu d'embarquer les descendants du Grand Massacre Amérindien.
Si j'avais été les extraterrestres, j'aurais pas pris non plus des corps remplis de fast-food qui n'ont jamais vu comment on fait du McDo.
Si j'avais été les extraterrestres, j'aurais eu pitié des vaches, des veaux, des cochons, des poulets et des ptits lapins qui finiront dans le ventre des susdits gamins.
Si j'avais été les extraterrestres, j'aurais donc certainement pas embarqué des bouffeurs de viande.
Si j'avais été les extraterrestres, ça m'aurait étonné de prendre nécessairement deux gamins blancs, blonds, innocents, gentils, Etats-Uniens, pétés de thune et férocement, forcément, straight
(quoique, imaginons qu'ils soient queers, ça pourrait être drôle)
Si j'avais été les extraterrestres, je me serais pas amusé à me conformer à un remix de Raël ou de Tom Cruise, au risque de faire balancer certaines santés mentales.
Si j'avais été les extraterrestres, j'aurais pas fait tourner toutes les catastrophes de tout le film à trois mètres du héros pour que la machine continue à tourner.
Si j'avais été les extraterrestres, j'aurais été plutôt content que l'être humain fasse boum, ou bwaaaa, comme on voudra.
Si j'avais été les extraterrestres, en clair, je serais resté chez moi, sans jouer les Messies pour des gens qui s'en foutent, mais j'aurais plutôt balancé ça.