A. - Que reste-t-il de nos amours?
T. - Rien.
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04/08/2011
02/05/2011
Miroir brisé.
Certains amours, même lorsqu'on ne les vit pas personnellement, font pleurer lorsqu'ils se terminent. Font pleurer parce qu'on se sent impuissant. Parce qu'on sait déjà qu'irrémédiablement c'est aussi dévastateur qu'une mort : ici ce sont des souvenirs qui partent tout en ayant auparavant pris le dessus.
Alors on détourne le regard. On écoute des jolies musiques. On s'en veut d'être aussi impuissant, aussi faible. La poitrine arrachée s'en veut de ne plus pouvoir jamais sourire. Aimerait pouvoir revivre. Mais le peut pas. Tout ce qui rôde encore dans la pièce est l'odeur de l'Autre, l'empreinte de ses mains, un vêtement oublié. Rien à faire : il faut accepter, une part de soi est bel et bien morte, et il va falloir vivre comme ça, un morceau de son coeur servant de pâture aux chiens du désespoir.
20/04/2011
IRL Qu'on arrête un peu.
Juste un coup de gueule, j'en ai marre de tomber sur ces saloperies de blog de prétendues "lesbiennes militantes féministes" qui prétendent vouloir défendre à tout prix leur caste mais au prix de quoi, faire subir à la moitié de la population ce que les ancêtres de cette moitié de population ont fait subir à la leur. Faut arrêter le délire, il y a certes encore beaucoup à faire, mais les hommes ne sont pas la bête noire, les hommes savent aimer aussi, les hommes ont encore de quoi nous transmettre, les hommes, tout simplement, méritent le respect. C'est comme ce prix littéraire-là, le Prix des Lilas, qui sous prétexte de féminisme exclut l'homme du jury et des concourantes. On nous enferme peu à peu, on s'enferme peu à peu dans un ghetto exclusivement féminin où le culte du corps parfait et jeune est pire que jamais, où s'impose peu à peu une tyrannie effroyable, celle de la misandrie, aussi infecte que celle qui consiste à brimer les femmes. Nous sommes tous des êtres humains, avant toute chose, peu importe ce que nous avons au fond du pantalon, nous sommes tous vivants également sur cette maudite Terre - et merde, quel intérêt à la haine, dites-moi?
Et pour les lesbienno-féministes outrées par mes propos, je rappelle que je suis sexuellement et génériquement femme, et queer, avec une sexualité qui exclut justement la préférence générique et sexuelle. Bref.
02/03/2011
I've been all around the world
Up and down
How is this love?
I've been kicked out
Pushed down
I've been everybody's clown
But I'll never, never cry for another boy
I paid my dues in every respect
But I never received no chance
Hurting has always been my love
And I'll always, always walk in the rain
Can't you understand? I wanna be my own woman
Tears of a baby, can't help them ??
Lost in a love that I really don't need
Crying on the inside while I pour hardly
And I'll never, never cry for another boy
I paid my dues in every respect
But I never received no chance
Hurting has always been my love
And I always walk in the rain
Can't you understand I wanna be my own woman
Tears of a baby cant help them ??
Lost in a love that I really don't need
Crying on the inside while I pour hardly
And I'll never, never cry for another boy
I'll never cry
Not as long as I get my mind together
I'm gonna be strong
I'm gonna be strong
Oh baby, I'll never cry
I'll never cry for another boy
17/02/2011
Reminiscence (accross the sky)
Il a suffi d'un seul regard pour que je comprenne enfin. Ce n'est pas de la haine, mais de la peur. Tu souhaites que je sois heureuse, que je fasse mon chemin, que je monte ce putain de dossier pour les States et que je me tire, pour me signer du deuil et te donner la paix. Regard affolé, pas pressé, attendre que je m'éloigne pour oser sortir à la lumière et passer devant moi sans laisser penser à ceux qui ne nous connaissent pas que le lien qui nous unit est en réalité bien plus fort. Oublie-moi, je n'ai rien à t'offrir / Que l'idée de la mort et de vilains souvenirs semblais-tu me lancer.
Je te remercie pour tous ces mots échangés, ton attitude paternaliste vis-à-vis de la moindre de mes erreurs, ton silence violent, ta gêne. Le message est enfin clair : non pas, je ne veux plus entendre parler de toi, mais fais de toi ce que tu es, voilà tout ce que je te souhaite, je serai fier, j'y aurai été pour quelque chose. Deux ans et demi pour comprendre ça.
Rainbows wept colors all over the streets, when you went away / Maybe one day we'll meet. C'est d'accord. Je vais vivre. Encore plus fort.
19/08/2010
When People Get Strange I Just Run
Il y a des arcs-en-ciel partout, tu vois? Juste un point d'accroche au creux de ton oeil pour aller s'évaporer ensuite un peu n'importe où. Il y a des arcs-en-ciel partout, tu vois. Regarde le creux de ta paume et trempes-y ta langue et sens-la sans trop te presser, tu verras, c'est plus fort que la cocaïne et ça dégage les poumons, t'en arrêtes de fumer, tu ne peux plus boire, tu vois seulement du rouge orange jaune vert bleu violet. Le délire est infini, tu te détruis les paupières parce qu'elles t'irritent tu les arraches et tu restes les yeux glauques à ne plus dormir, tu te mords les lèvres jusqu'à n'avoir plus de lèvres, puis tu dévores ta langue, puis le nez tu l'exploses et te retrouves face en accordéon, ce qui n'est pas grave puisque tu es déjà à la morgue, tout est à refaire, ton éducation, le dégoût du sexe, la supériorité, l'intérêt du meurtre, les dogmes inutiles, les brimades pour mieux aller plus haut, là, tu vois, plus haut, on sait pas trop où mais plus haut, alors flagellons-nous, prions pleurons, prions, retour immédiat de l'interdiction des rainbows le soir à l'Eglise.
07/08/2010
30/07/2010
IRL #9 : prismes.
Demain quitter et déjà la douleur s'amoncelle de tous vous abandonner, abandonnés à vous-mêmes / mais loin de moi grandissez et surtout, surtout vivez, que vos yeux soient pleins de lumière, de paix, d'amour pour à nouveau croiser les miens. Demain vous quitter, grand départ mais une part de pneuma restera là, à vous comprimer sentir, vous serrés, si fort si fort, au creux de mes bras
M. l'amie de sept longues années qu'il est si difficile de quitter,
F. petite soeur dont j'ai pu sécher les pleurs écouter tant la voix,
S. regard parfois trop pâle et trop inexpressif pour réussir à voiler la part de ses douleurs - car le temps a la réponse avec un peu de nous
et tous, tous, vous tous, fantômes du cortex, n'oubliez jamais les spectres : table de BU, rires échangés, soupirs d'inimitié, discussions et sanglots, mais la vie, la vie, encore toujours la vie, vous serrer dans mes bras, vous porter dans mon ventre, voilà que mes larmes coulent, mes yeux plus qu'un long sanglot je vous écoute, au vent qui se lève et tournoie vers ailleurs toujours je vous écoute, encore, toujours, ressac de l'océan dont nous serons part à jamais - car le plus grand crime, n'est-ce pas, reste l'oubli
25/07/2010
14/07/2010
Jeanne&Us
Si normal en fait ça veut dire normatif,
alors en fait c'est genre trop cool de faire par
tie des dérangés men
taux - mentalaux métalleux métastase épiphane s'endort chez
tie des dérangés men
taux - mentalaux métalleux métastase épiphane s'endort chez
clara sous x un ordi qui déconne une faille qui se crée sous l'absinthe de mes mélancolies rêveuses
en fait ça veut rien dire mais il faut croire que, pour l'existence amère qui consiste à se faufiler parmi les masses avides et ridicules, il suffit de se laisser porter par autre chose que sa propre direction c'est d'ailleurs pour cela que, depuis au moins trois mois, les champis et moi on est potes.
10/06/2010
Aliocha, 9 juin 2010.
Toute douce toute nouvelle toute petite douleur, on eût cru murmure mais non, c'était pas murmure
: là c'était en train de se transformer en
et plus vite que ça.
Je lui ai dit je lui ai dit, et rien ne pourra changer ça, rien ne pourra dire à quel point j'ai tout biaisé, rendez-vous compte, deux ans à me fâner, perpétuellement. Deux ans d'interprétations scabreuses, deux ans de rêveries où les Swimming ne cessaient de croisser, deux ans à cacher, à enfouir, à sourire hypocrite et à m'ouvrir le ventre.
Je lui ai dit. Et maintenant j'attends. Je ne lui dirai jamais ces trois-mots-là, pourtant, vous savez, Sancto-Sainte-Trinité, je t'aime. C'est quelque chose qui ne se dit pas. Ca ne se dit que quand il n'y a plus qu'une toute grande toute puissante toute immortelle douceur, et une autre y a le droit. Lui, pas lui. Nous ne verrons plus jamais à deux, nous ne l'avons d'ailleurs jamais fait.
Illusoires nécessités.
Il était vraiment temps de la tourner, la page. Disons-nous adieu. Nous n'avons rien à faire au monde. Pendons-nous. Oublions-nous. Et je t'en supplie amour, amour viens dans mes bras, je suis si vide, viens combler mon vide.
26/05/2010
IRL #4
[Corps et salive ne se mélangent pas.
Je n'ai aucune existence hors les mots, aucun corps qui se faufile en-dehors des limbes électroniques.
Ce qui parle ici-même n'est que salive projetée sur vos écrans.
Ne m'appelez plus par mon prénom, ma vie est bel et bien
sereine
et très belle
sans vous
sans avoir besoin
d'exhibitionnisme.
Sereine.
Quel intérêt sinon?
Non mais, Facebook, quelle idée.]
09/05/2010
05/05/2010
Balance Division.
J'essayais juste de ne pas entendre les murmures de ton regard le soir sur l'oreiller défraîchi.
J'essayais juste d'être moi.
Today I'll tell ya tha truth.
I'm nor man nor woman.
I was born in Silicon Valley during last year, sort of hospital which took me and train me against the nature.
I'm a sort of monster, you know.
My name is Lola, and I read Rainer Maria Rilke.
*
Commandant,
Par la foi du serment qui m'est révélé je vous dirai toute la vérité, rien que la vérité.
Je suis né femme au fin fond du Texas. On m'a appris à traire les brebis et à me taire quand on m'engrossait.
Deux enfants plus tard j'ai tué tout le monde et je suis parti à Silicon Valley.
Le choc fut rude quand de mon corps ne restèrent plus que les absences d'aspérités, cicatrices qui sous mes mains sont devenues mes armes.
Enfin étais-je moi-même.
Je suis revenu aux confins de votre royaume abjuré par les anges et vomi par les sans-absence-de-foi.
J'ai déposé mes restes au creux de l'estomac de ceux-qui-n'ont-jamais-osé et se taisent, engrossant leur futur époux.
Bref aujourd'hui j'écris, et je vous emmerde.
Et ne me traitez pas de femmelette ou je fais sauter l'univers, je le saute, je le retourne et vous avec.
Je suis un homme, un vrai, un dur, un macho, a true American WASP, comme les Marlboro.
I fock ya an all of them.
Viva Rhesous.
Aliocha DelVore.
01/05/2010
19/04/2010
Rites et tics chez Beckett
NB Ce txt méritera une amélioration n'étant ni doué pour l'insomnie ni voué au chaos le squelette effacé sur la tangente avide aux carrefours les miracles de soirée post-punk avoir craché le doute sur l'existence et la délivrance obscurcissons nos avances et nos refuges ratatatack ploum ploum griiii schwigue miettes errrrzaatt penser clomp clomp clomp l'éradication mouaou mouaou mouuuaaaaaaaarrrou impénétrable excrcrrrrr bifoeb entë otchakumeletchimmplu et sinueuse redbook redbook redbook of the communism pas de paroles repeat after me aucun sens try again pas de son rrrepeat after me pas de vie don't worry fuckin biatch pas de mot take your mothafocker kid an your mothafocker life bruit blanc shut up shut up bruit blanc
----------------------------(((((-_'_---------]]]]]]]xxxxxxxxx{{h|h|h|h|{{uuuuu]]]]]]mmmm[[eee]]]rr}}}}le---v-vv-v--le----vice
symbiose
05/04/2010
IRL #2
Passer son temps à ne rien faire plutôt qu'à écrire.
Pourtant un projet d'édition, par-ci, des sourires des promesses, par-là. Le Salon fut chouette. Revoir Chloé se rassurer lui assurer tutoyer. Revoir Mélou pas d'alcool mais des baisers des bras dessous dessus tarte à la banane et fake story.
Boire trop de pommeau t'adresser à toi "tu" mort d'avance. Constater la jalousie, rassurer, prendre en ses bras. Non il n'y aura rien. Non il n'y aura, jamais, rien. Parle avec lui, constate, lui dans son coeur, moi qui grandis. Toujours une brillance mais rien que de très lucide. Trop d'alcool à trois heures du mat', lâcher prise, la fatigue le lendemain, et constater ce même lendemain, rien n'a changé, sauf cette pensée-là : l'alcool crée du lien.
Pourtant un projet d'édition, par-ci, des sourires des promesses, par-là. Le Salon fut chouette. Revoir Chloé se rassurer lui assurer tutoyer. Revoir Mélou pas d'alcool mais des baisers des bras dessous dessus tarte à la banane et fake story.
Boire trop de pommeau t'adresser à toi "tu" mort d'avance. Constater la jalousie, rassurer, prendre en ses bras. Non il n'y aura rien. Non il n'y aura, jamais, rien. Parle avec lui, constate, lui dans son coeur, moi qui grandis. Toujours une brillance mais rien que de très lucide. Trop d'alcool à trois heures du mat', lâcher prise, la fatigue le lendemain, et constater ce même lendemain, rien n'a changé, sauf cette pensée-là : l'alcool crée du lien.
Un son au hasard, ou presque pas, hante mes nuits et mes matins, donne envie de pleurer, délicatessence. Devant elles je serai, debout, en contemplation, un mois et demi encore :
22/03/2010
IRL #1
|
--> lire.
-> se remettre à écrire.
--> trop d'angoisses et de décadence rires pleins et univoques ton visage entre mes mains ForWard the message dear, bon courage, à mercredi, bien cordialement.
--> lire.
-> se remettre à écrire.
--> trop d'angoisses et de décadence rires pleins et univoques ton visage entre mes mains ForWard the message dear, bon courage, à mercredi, bien cordialement.
Page 19 : Une fictionnalisation de soi, lucide.
Assumant ce qui échappe au soi par l'inconscient.
Assumant ce qui échappe au soi par l'inconscient.
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