05/04/2010

IRL #2

Passer son temps à ne rien faire plutôt qu'à écrire.
Pourtant un projet d'édition, par-ci, des sourires des promesses, par-là. Le Salon fut chouette. Revoir Chloé se rassurer lui assurer tutoyer. Revoir Mélou pas d'alcool mais des baisers des bras dessous dessus tarte à la banane et fake story.
Boire trop de pommeau t'adresser à toi "tu" mort d'avance. Constater la jalousie, rassurer, prendre en ses bras. Non il n'y aura rien. Non il n'y aura, jamais, rien. Parle avec lui, constate, lui dans son coeur, moi qui grandis. Toujours une brillance mais rien que de très lucide. Trop d'alcool à trois heures du mat', lâcher prise, la fatigue le lendemain, et constater ce même lendemain, rien n'a changé, sauf cette pensée-là : l'alcool crée du lien.
Un son au hasard, ou presque pas, hante mes nuits et mes matins, donne envie de pleurer, délicatessence. Devant elles je serai, debout, en contemplation, un mois et demi encore :




22/03/2010

IRL #1

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--> lire.



-> se remettre à écrire.




--> trop d'angoisses et de décadence rires pleins et univoques ton visage entre mes mains ForWard the message dear, bon courage, à mercredi, bien cordialement.


Page 19 : Une fictionnalisation de soi, lucide.
Assumant ce qui échappe au soi par l'inconscient.

19/03/2010

Quelques fantômes.

J'aimerais n'avoir plus à écrire sur lui. J'aimerais savoir que je ne retomberai jamais dans son piège. J'aimerais m'en foutre lorsqu'il m'ignore. J'aimerais ne pas avoir à hanter les couloirs pour tenter des paroles qui ne viendront pas. J'aimerais ne pas être parfois triste. J'aimerais ne pas comparer ma vie à un champ de cadavres. J'aimerais ne pas trouver ma gorge bouchée par un éternel regret. J'aimerais comprendre pourquoi les amours ne meurent jamais. J'aimerais ne pas trouver ma bouche muselée par l'acceptation. J'aimerais ne pas être forcée de ne voir que le beau. J'aimerais ne jamais pleurer quand j'en reparle. J'aimerais ne pas passer à côté de sa rue sans regard triste parce que je sais, aujourd'hui, je ne la verrai pas. J'aimerais ne pas rêver encore de l'embrasser sur le bout des lèvres. J'aimerais que le poison s'étiole. J'aimerais n'avoir rien à écrire sur elle, sur lui, sur eux, sur ce passé.
J'aimerais tant n'avoir que toi dans ma vie, amour.

25/02/2010

(suppose d'avoir vu, natürlich)
Si j'avais été les extraterrestres, j'aurais embarqué des bouquins plutôt que des gamins.
Si j'avais été les extraterrestres, je me serais d'ailleurs pas cassé le cul à embarquer des gamins.
Si j'avais été les extraterrestres, j'aurais peut-être réfléchi avant, au lieu d'embarquer les descendants du Grand Massacre Amérindien.
Si j'avais été les extraterrestres, j'aurais pas pris non plus des corps remplis de fast-food qui n'ont jamais vu comment on fait du McDo.
Si j'avais été les extraterrestres, j'aurais eu pitié des vaches, des veaux, des cochons, des poulets et des ptits lapins qui finiront dans le ventre des susdits gamins.
Si j'avais été les extraterrestres, j'aurais donc certainement pas embarqué des bouffeurs de viande.
Si j'avais été les extraterrestres, ça m'aurait étonné de prendre nécessairement deux gamins blancs, blonds, innocents, gentils, Etats-Uniens, pétés de thune et férocement, forcément, straight
(quoique, imaginons qu'ils soient queers, ça pourrait être drôle)
Si j'avais été les extraterrestres, je me serais pas amusé à me conformer à un remix de Raël ou de Tom Cruise, au risque de faire balancer certaines santés mentales.
Si j'avais été les extraterrestres, j'aurais pas fait tourner toutes les catastrophes de tout le film à trois mètres du héros pour que la machine continue à tourner.
Si j'avais été les extraterrestres, j'aurais été plutôt content que l'être humain fasse boum, ou bwaaaa, comme on voudra.
Si j'avais été les extraterrestres, en clair, je serais resté chez moi, sans jouer les Messies pour des gens qui s'en foutent, mais j'aurais plutôt balancé ça.

17/02/2010

fOEtus.

Deux heures du matin.
Variations sur Prénom :
s'aveugler ne rien entendre se taire -
Sagesse.

Muette sourde aveugle comble-moi
- monde si vide si violent si brûlant, sans toi

16/02/2010

Defynytyvely Zomby.

Les heures passent et les accords profanes, au centre du néant l'amertume parfumée, semblable à ces nocturnes sans lune appuyées à la rambarde de mon être somnambule, clocheter sur place des jours heureux sans entrave, estrade sur laquelle hurler, exorde démesuré, refuser de se mêler, masse atome // nous sommes fantômes et crevasses, murmures et monde, enfer en nous, clash sans précédent, applause extasis, nous, tellement surpassant, tant sacrés, l'enfant en vous se meurt et vous explosez

[...]

you f*ck off all people on the rythm of my death, carefully sleep on my cradle, cry on my tears, you're nobody, nor do I

percuter le verre au centre de mon être, you're welcome, dear, but you're so fuckin'zombiecryin'withkitties

07/02/2010

Tentacule.

Pianoter des mots, en français, en anglais, s'apercevoir soudain avec tout l'effroi que cela incombe l'espace concavé qui n'eût pu faire son oeuvre sans deux trois épigrammes assurément suspectes, when I am laid against the sea frogs can be eaten as you can, frogs can be puffed by Octopus, this big, giant man