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09/08/2011

Gobi & Sibérie.

Il est une heure du matin, je pleure.

Le clavier m'est encore étranger, les murs n'ont pas mon odeur. Le chat tourne en rond. Tous ces gens, toutes ces voix, ces coalitions, ces mensonges, ces trahisons. Je pleure. Songer à ce qui fut perdu, ce qui fut dépouillé, incompréhensions, haines, distances, maladresses, incommunicabilité. Peut-être a-t-on trop vite changé. Peut-être n'y a-t-il rien d'autre à faire que le silence, hausser les épaules, laisser parler, laisser dire. Des mots, favorite groupie ; d'autres mots, groupie de toi-même ; celui-là qui disait aussi, reine de ton ciel ne te cache plus. Je pleure. En cet instant je suis désespérément fille.

Ce clavier qui incite à écrire, ces mots dissimulés, le vent est fort la nuit est noire, goût d'amertume. Penser à l'absence, tout ce qui a brûlé, tout ce qui fut détruit. Pleurer encore. Prendre dans ses bras. Où donc sommes-nous allés. Que sommes-nous devenus. Le vide et les fantômes. Le regret, les absences, les éternités. 

Il est une heure du matin, je pleure, le chat tourne en rond, les murs n'ont plus d'odeur. Il reste des miettes, des bouts de soi, des particules. Des mains lavées au savon, trop de preuves compromettantes. Ces trahisons, ces défauts qu'on prend pour de la rage. Cette chanson qui pique d'autant plus les yeux, born illegitimaly, cette chanson et ces mots de toi. L'émotion qui encore envahit, trop de, haine douleur rage tristesse pitié douleur rage attendrissement soleils lumières émerveillements amours. Cette absence. Où donc est-elle allée. T'attendre. Toute ma vie, t'attendre. Pari parmi les plus fous. Tu ne me croiras jamais, mais t'attendre. Je pleure, il est une heure du matin, le chat tourne en rond, mais aujourd'hui, another day, another place, another life, another me.

04/07/2011

Voilà l'Infini // Lettre à l'Aimé // Aliocha 8 février 1937.

Il est temps de faire le ménage. Je me suis laissée emporter. Par la vie qui n'a pas été si adorable que ça. Je me suis montrée faible, je continue de l'être, je refuse de lâcher prise. Il faut se résoudre. Ça n'arrivera jamais. Je me suis dit ça il y a quelques mois et c'est parti tout seul. Non, pourtant je ne souffre pas autant, peut-être parce que ça me comble plus que d'ordinaire. J'ai fait une promesse et je me rends compte que je suis incapable de la tenir. Pourtant je relis la Bible encore, ce livre d'amour-là, quelques mots parmi les Évangiles et rien à faire, je comprends tant, je ne souhaite que le bonheur, je ne souhaite que ton bonheur, parce que j'ai tout compris, mais je n'en peux simplement plus. Je suis désolée. À d'autres amours & d'autres raisons, d'autres tournesols à fleurir, d'autres mois de mai. Ma voix s'étiole, mes larmes meurent, je détourne le regard, bien sûr que tout va très bien, pas de quoi s'inquiéter, bien sûr que tout va très bien, pourquoi je dirais le contraire, c'est vrai, tu es en vie et seul ce qui importe parmi toutes ces catastrophes et ces nuées et je ne cherche désormais plus à aller de l'avant, chaque moment meurt et nous ne progressons jamais que sur un fil de rasoir, tout qui peut s'arrêter et repartir sans que nous en soyons affectés, c'est comme des voyages dans le temps, il n'y a plus de quoi s'affoler, désormais je détournerai le regard et je t'assurerai que tout va très bien à défaut de pouvoir dire ce qu'il faudrait pouvoir dire et qu'il ne faut pas dire, jamais. Je te serre dans mes bras et détourne le regard, quelques larmes à perler, encore, rien de plus à demander, finir, se retourner, s'en aller et refermer la porte, doucement, cette parenthèse de quelques mois, quelques semaines, quelques instants.
Il est temps de faire le ménage. Il est temps de rembourser nos dettes. Il est temps de trouver une maison, une vraie maison. Il est temps de consolider son cœur de nouveau, de sourire après coup pour ne plus se laisser prendre au jeu. 
Prends soin de toi, Amour. Prends juste soin de toi.

08/06/2011

Vulnerability.

Par amour je te quitte, par amour je te laisse, par amour je t'abandonne, par amour je te mets une baffe, et désormais par amour je détournerai le regard, par amour je ne te parlerai plus, par amour je t'enverrai valdinguer loin de moi, par amour je changerai de trottoir, par amour je ne lirai plus tes mots, par amour je ne te dirai plus que je t'aime, par amour j'éviterai les lieux que tu fréquentes, par amour je ne rêverai plus de toi, par amour je refuserai d'ouvrir tes lettres, par amour j'oublierai tes sourires, par amour j'effacerai tes photos, par amour j'oublierai nos souvenirs, par amour je prendrai une gomme et schlash, schlash, de grands traits sur ton portrait, par amour je coucherai avec d'autres, par amour je ne reconnaîtrai plus l'odeur de ta peau, par amour je ne songerai plus à ta gentillesse, par amour je ne trouverai plus tes mains belles, par amour je me laisserai laver par la pluie, par amour je contemplerai les couchers de soleil seul, par amour j'irai cadenasser le Pont des Arts seul, parce que je ne pleurerai plus pour personne, parce qu'il est enfin temps pour moi de me mettre à vivre.

06/06/2011

I'm yours you're mine

Il y a la fatigue, il y a le parpaing, et il y a la mort, toujours la mort qui rôde et soudain chatoiement ta voix au téléphone encore et qui s'étend je t'avais oubliée mais ton espoir est là toute belle et si sauvage indessinable aimant, exigence du possible ma douce, mon idéal, ma soif et mon sommeil, ma nuit et mon réveil, face cachée de mes sangs la rose pourpre et le jonc qui siffle et qui s'inonde, la rivière en torrent et comme après la pluie ta voix qui s'amplifie ma toute douce et ma blanche ma coke et mon jasmin, criée sur les rochers tu te développes et planes un voile pur à ta taille et les flots de tes robes volent au vent de nouveau, mes vents dans tes cheveux le sel sur tes paupières tes yeux nacrés d'amour, tes yeux pleins de vie d'aube, ô ma douce, ô ma belle, si tendre Caramelle

11/05/2011

Horizon.


De ton nez, de tes lobes, de tes mains, de ton ventre, de ton sexe, de tes os, de tes muscles, de ta chair, de ta voix, de tes notes, de tes doigts, de ton souffle, de tes dents, de ta bouche, de tes yeux, de ton front, de ton crâne, de ta nuque, de ton dos, de tes fesses, de tes jambes, de ton cul, de ton cœur, de tes rêves, de ton autre, de ta mort, de ton même, de tes ongles, de tes pieds, de ta tête, de ta nuit, de ta soif, de tes mots, de tes creux, de ton fil, de ta taille, de tes pleins, de ton tendre, de ta rage, de ton noir, de ton bleu, de ta joie, de ton rose, de ton rire, de tes cris, de tes peurs, de tes craintes, de ton vide, de ton rien, de tes larmes, de tes lèvres, de ta faim, de tes formes, de ton tout, de ton être, de ton jour, de ta vie, suivre de ma langue la ligne infinie

10/05/2011

L'inconnu.

Il pleut un ciel si bas que le mieux serait encore de se mettre à l'amnésie, de t'oublier dans un coin et de voguer de nouveau pour moi-même. Pourtant l'idée de te savoir en vie m'est devenue si précieuse qu'un écran désormais improbable se hausse désormais entre la vie et le néant, permettant à l'existence d'atteindre son summum et de devenir ce qu'elle n'a jamais été auparavant, une course impromptue jouissant du moindre espace. Tu n'es apparu dans ma vie qu'une fois l'an mil écoulé, jusqu'à perturber l'épiphénomène d'autodestruction qui alors m'habitait. Je n'ai de cesse de pleurer, je me bouleverse d'un tout et d'un rien, une musique qui bat son plein, les cadenas des amoureux parfois brisés, parfois obsolètes. Je vogue et j'erre et rien n'est plus palpable à présent, rien de plus que ton regard où brille encore une lumière morte, où ce que tu contemples n'existe plus. Or la souffrance qui t'habite m'habite aujourd'hui désormais, à point de non-retour le chant des derniers vivants avant la résurrection, l'apocalypse qui est tienne à tel point qu'un air de piano sur le rebord d'une vague ne parvient même plus à te décrire. Ta présence me chiffonne et m'apaise et me torture et me dénoue, la gorge serrée je me mets à courir de nouveau, toi dans ma tête, toi un mort qui n'as pourtant pas pu mourir tout à fait, et si je suis en vie aujourd'hui c'est grâce à ta voix, grâce à toi, au point de redevenir moi-même ou de le devenir, enfin, danse perpétuelle dans des flots d'amertume et de jouissance, hybridation totale, un battement sourd et obscur qui habite désormais mes entrailles, foi si profonde et enfouie qu'on en pleurerait presque les anges de n'avoir pas de sexe. Tu es pourtant l'ange qui grésilla mes brèves nuits blanches, un pied fané sur l'étole de nos pensées. Éduquer ma sagesse, comprendre la tienne, tisser nos nuits et nos jours de silence. Désormais je me tiendrai à l'écart de tes perceptions, je n'habiterai plus ces songes qui sont parfois tiens,je serai seule la lumière invisible de tes débuts de matin, je remplacerai le corps qui te manque et dans le creux de tes mains je prendrai forme, enfin.

03/05/2011

Silence des fontaines.





J'ai pris cette photo dans un état de grande mélancolie. Parfois les doigts et les yeux expriment bien plus que ce que voudraient signifier les mots. On se retrouve là, les bras ballants, à se demander ce qu'on pourrait bien dire. Alors qu'à gros bouillons presque juste en-dessous de la surface les sentiments affleurent, se déchaînent, s'évaporent comme autant de préludes au déluge et tsunami. Les larmes coulent sans qu'on sache très bien pourquoi. On est bouleversé, juste bouleversé. Et le temps, un instant, s'arrête dans ce qui nous paraît être un infini perpétuel, où tout est déchiré, et où les sensations les plus noires affleurent. On voudrait tuer, briser, mais aussi embrasser, arracher la peau, entrer en symbiose avec l'Autre et devenir ce qu'on n'a jamais pu être.


24/03/2011

Aliocha, 2 septembre 1939.

"Tu demandes trop, tu es trop dans l'attente, tu ne vois pas que tout ce que je souhaite est de ne plus espérer quoi que ce soit ni encore moins de souffrir.
- Je ne demande rien. Plus maintenant. J'ai entendu l'histoire et la mort qui pouvait du jour au lendemain vous surprendre au grand dam de vous-même. La mort subie me donne envie de vivre. La mort surprise me donne l'envie d'être et d'avoir ce qui aurait pu arriver il y a cinquante ans ou dans mille ans. Nous faisons partie du monde et nous sommes un corps qui pourrira et oubliera ce qu'il a pu ressentir sans pour autant réellement mourir. Nous ne sommes ni nés, ni morts. Nous sommes le monde, le monde est nous. Il n'y a pas de Dieu parce qu'il est partout. Je suis toi-même. Possédant mon moi tu y vois plus clair. Il n'y a plus qu'un mot : ailleurs c'est ici, je nous aime à présent, moi-ici-maintenant, encore lui. Je ne demande rien. Je ne sais même pas de quoi sera fait demain. Pourquoi espérerais-je de vivre, je ne sais même pas quand je vais mourir. Pourquoi attendrais-je de vivre, vivre c'est maintenant, maintenant est infini, perpétuel changement. Comme Elle le disait, mourir c'est pour bientôt, mais pas pour maintenant, alors pourquoi penser à ce qui n'est pas encore. A cet instant précis, je suis vivant. Je ressens. J'ai conscience de toi, de moi et de l'abîme qui ne devrait pas nous séparer. J'ai conscience de ma main qui voudrait effleurer ton front et consoler tes larmes. Je voudrais être fort pour toi, je voudrais te montrer que le passé est passé, que l'avenir n'est pas encore là, et qu'il faut profiter du présent, de l'instant, de toutes ces conneries-là. Si tu ne le veux pas, si ce n'est pas le cas, dis-moi non, tout de suite. Mais si tu en as besoin, si tu trembles de te jeter dans mes bras, si tu t'y refuses juste pour une peur de ce qui n'est pas encore arrivé, alors abandonne-toi : embrasse-moi, maintenant, embrasse-moi."

17/02/2011

Reminiscence (accross the sky)

Il a suffi d'un seul regard pour que je comprenne enfin. Ce n'est pas de la haine, mais de la peur. Tu souhaites que je sois heureuse, que je fasse mon chemin, que je monte ce putain de dossier pour les States et que je me tire, pour me signer du deuil et te donner la paix. Regard affolé, pas pressé, attendre que je m'éloigne pour oser sortir à la lumière et passer devant moi sans laisser penser à ceux qui ne nous connaissent pas que le lien qui nous unit est en réalité bien plus fort. Oublie-moi, je n'ai rien à t'offrir / Que l'idée de la mort et de vilains souvenirs semblais-tu me lancer. 
Je te remercie pour tous ces mots échangés, ton attitude paternaliste vis-à-vis de la moindre de mes erreurs, ton silence violent, ta gêne. Le message est enfin clair : non pas, je ne veux plus entendre parler de toi, mais fais de toi ce que tu es, voilà tout ce que je te souhaite, je serai fier, j'y aurai été pour quelque chose. Deux ans et demi pour comprendre ça.
Rainbows wept colors all over the streets, when you went away / Maybe one day we'll meet. C'est d'accord. Je vais vivre. Encore plus fort.

10/08/2010

Juste, 31 juillet 1929.


  
  
Un jour tu sais je t'aimerai très fort, ou peut-être pas. Je te regarde dans ton sommeil y compris quand tu n'es pas là. Je te sniffe et je n'écris plus, je ne chante que des mélodies tristes, j'envie celle qui dort avec toi. Peut-être est-elle sur le point de tout abandonner. Peut-être un matin la pluie t'aura-t-elle déposé sur mon balcon, tes yeux emplis de rosée, tes mains fines à tout casser. Simplement voulu t'avoir, te voir, et te croire.


 

30/07/2010

IRL #9 : prismes.

Demain quitter et déjà la douleur s'amoncelle de tous vous abandonner, abandonnés à vous-mêmes / mais loin de moi grandissez et surtout, surtout vivez, que vos yeux soient pleins de lumière, de paix, d'amour pour à nouveau croiser les miens. Demain vous quitter, grand départ mais une part de pneuma restera là, à vous comprimer sentir, vous serrés, si fort si fort, au creux de mes bras

M. l'amie de sept longues années qu'il est si difficile de quitter,
F. petite soeur dont j'ai pu sécher les pleurs écouter tant la voix,
S. regard parfois trop pâle et trop inexpressif pour réussir à voiler la part de ses douleurs - car le temps a la réponse avec un peu de nous
et tous, tous, vous tous, fantômes du cortex, n'oubliez jamais les spectres : table de BU, rires échangés, soupirs d'inimitié, discussions et sanglots, mais la vie, la vie, encore toujours la vie, vous serrer dans mes bras, vous porter dans mon ventre, voilà que mes larmes coulent, mes yeux plus qu'un long sanglot je vous écoute, au vent qui se lève et tournoie vers ailleurs toujours je vous écoute, encore, toujours, ressac de l'océan dont nous serons part à jamais - car le plus grand crime, n'est-ce pas, reste l'oubli

27/07/2010

IRL #8

21 pages ce soir.
J'avance.
Heureusement, ça fait un peu. 2 ans. que j'y suis.
Tu te rends compte, toi? Deux ans. A ce stade-là, dans cinq ans, j'ai toujours pas fini.
Putain j'ai qu'une envie maintenant, c'est mater Supernatural. Memories and Agreg don't advance, eux. C'est mal. Rho putain, vas-y plains-toi, de toute façon tout le monde s'en fout.

05/07/2010

Marvellous.

Ces moments dans la vie où l'on a l'impression que rien ne pourrait jamais t'arriver. Où l'on se sent si fort, presque trop fort.

Être heureux tu sais. Aliocha. Aliocha. Aliocha.
Aliocha.

Ecouter sa voix, prononcer son nom, encore et encore.

I will take you and nothing'll never happen, you know, except ya an' me

 Se repasser en boucle, visage impassible, take care nothin'll never happen, nothin'less without you

(got me
like
nobody)

20/06/2010

Sous silence.

S'arrêter. Attendre, voir. Constater. Reprendre un café. Avoir du feu. S'empoisonner. Se calfeutrer, sunglasses.
En retard.
Reprendre un café. Lire et ne pas lire. Consulter sa montre. Attendre, voir. Constater. Reprendre un café. Avoir du feu. S'empoisonner. 
Toujours en retard.
Un frôlement sur l'épaule, te voilà enfin. Se redresser. Se dévoiler. T'embrasser. Ta peau douce au creux de mes mains. T'écouter. Raconter. Rire. Te regarder. Pose suggestive.
Quelques mots murmurés à l'oreille, rougir et dire oui.
Se prendre par la main, remonter la rue, sourire satisfaction, il est encore temps. La nuit se lève. Monter dans ta voiture, t'embrasser, encore t'embrasser. 
Le café sur la table achève de refroidir, il est minuit, le vent me couvre à peine, je m'empoisonne et doucement j'exulte encore.
Être heureux.

10/06/2010

Aliocha, 9 juin 2010.

Toute douce toute nouvelle toute petite douleur, on eût cru murmure mais non, c'était pas murmure
 : là c'était en train de se transformer en
cri,
et plus vite que ça.
Je lui ai dit je lui ai dit, et rien ne pourra changer ça, rien ne pourra dire à quel point j'ai tout biaisé, rendez-vous compte, deux ans à me fâner, perpétuellement. Deux ans d'interprétations scabreuses, deux ans de rêveries où les Swimming ne cessaient de croisser, deux ans à cacher, à enfouir, à sourire hypocrite et à m'ouvrir le ventre.
Je lui ai dit. Et maintenant j'attends. Je ne lui dirai jamais ces trois-mots-là, pourtant, vous savez, Sancto-Sainte-Trinité, je t'aime. C'est quelque chose qui ne se dit pas. Ca ne se dit que quand il n'y a plus qu'une toute grande toute puissante toute immortelle douceur, et une autre y a le droit. Lui, pas lui. Nous ne verrons plus jamais à deux, nous ne l'avons d'ailleurs jamais fait.
Illusoires nécessités.
Il était vraiment temps de la tourner, la page. Disons-nous adieu. Nous n'avons rien à faire au monde. Pendons-nous. Oublions-nous. Et je t'en supplie amour, amour viens dans mes bras, je suis si vide, viens combler mon vide.