Il y a des arcs-en-ciel partout, tu vois? Juste un point d'accroche au creux de ton oeil pour aller s'évaporer ensuite un peu n'importe où. Il y a des arcs-en-ciel partout, tu vois. Regarde le creux de ta paume et trempes-y ta langue et sens-la sans trop te presser, tu verras, c'est plus fort que la cocaïne et ça dégage les poumons, t'en arrêtes de fumer, tu ne peux plus boire, tu vois seulement du rouge orange jaune vert bleu violet. Le délire est infini, tu te détruis les paupières parce qu'elles t'irritent tu les arraches et tu restes les yeux glauques à ne plus dormir, tu te mords les lèvres jusqu'à n'avoir plus de lèvres, puis tu dévores ta langue, puis le nez tu l'exploses et te retrouves face en accordéon, ce qui n'est pas grave puisque tu es déjà à la morgue, tout est à refaire, ton éducation, le dégoût du sexe, la supériorité, l'intérêt du meurtre, les dogmes inutiles, les brimades pour mieux aller plus haut, là, tu vois, plus haut, on sait pas trop où mais plus haut, alors flagellons-nous, prions pleurons, prions, retour immédiat de l'interdiction des rainbows le soir à l'Eglise.
19/08/2010
10/08/2010
Juste, 31 juillet 1929.
Un jour tu sais je t'aimerai très fort, ou peut-être pas. Je te regarde dans ton sommeil y compris quand tu n'es pas là. Je te sniffe et je n'écris plus, je ne chante que des mélodies tristes, j'envie celle qui dort avec toi. Peut-être est-elle sur le point de tout abandonner. Peut-être un matin la pluie t'aura-t-elle déposé sur mon balcon, tes yeux emplis de rosée, tes mains fines à tout casser. Simplement voulu t'avoir, te voir, et te croire.
07/08/2010
30/07/2010
IRL #9 : prismes.
Demain quitter et déjà la douleur s'amoncelle de tous vous abandonner, abandonnés à vous-mêmes / mais loin de moi grandissez et surtout, surtout vivez, que vos yeux soient pleins de lumière, de paix, d'amour pour à nouveau croiser les miens. Demain vous quitter, grand départ mais une part de pneuma restera là, à vous comprimer sentir, vous serrés, si fort si fort, au creux de mes bras
M. l'amie de sept longues années qu'il est si difficile de quitter,
F. petite soeur dont j'ai pu sécher les pleurs écouter tant la voix,
S. regard parfois trop pâle et trop inexpressif pour réussir à voiler la part de ses douleurs - car le temps a la réponse avec un peu de nous
et tous, tous, vous tous, fantômes du cortex, n'oubliez jamais les spectres : table de BU, rires échangés, soupirs d'inimitié, discussions et sanglots, mais la vie, la vie, encore toujours la vie, vous serrer dans mes bras, vous porter dans mon ventre, voilà que mes larmes coulent, mes yeux plus qu'un long sanglot je vous écoute, au vent qui se lève et tournoie vers ailleurs toujours je vous écoute, encore, toujours, ressac de l'océan dont nous serons part à jamais - car le plus grand crime, n'est-ce pas, reste l'oubli
27/07/2010
IRL #8
21 pages ce soir.
J'avance.
Heureusement, ça fait un peu. 2 ans. que j'y suis.
Tu te rends compte, toi? Deux ans. A ce stade-là, dans cinq ans, j'ai toujours pas fini.
Putain j'ai qu'une envie maintenant, c'est mater Supernatural. Memories and Agreg don't advance, eux. C'est mal. Rho putain, vas-y plains-toi, de toute façon tout le monde s'en fout.
25/07/2010
14/07/2010
Jeanne&Us
Si normal en fait ça veut dire normatif,
alors en fait c'est genre trop cool de faire par
tie des dérangés men
taux - mentalaux métalleux métastase épiphane s'endort chez
tie des dérangés men
taux - mentalaux métalleux métastase épiphane s'endort chez
clara sous x un ordi qui déconne une faille qui se crée sous l'absinthe de mes mélancolies rêveuses
en fait ça veut rien dire mais il faut croire que, pour l'existence amère qui consiste à se faufiler parmi les masses avides et ridicules, il suffit de se laisser porter par autre chose que sa propre direction c'est d'ailleurs pour cela que, depuis au moins trois mois, les champis et moi on est potes.
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