Perdue
Modèle absence
Alcool ami
Crevez
Vous qui vous croyez plus vivants que vous-mêmes
Il n'y aura
Plus de rédemption
Il n'y aura
Que l'air du temps railleur
Pointant du doigt
J'ai perdu ma propre vie
Au sein d'un cratère
Déjeuner d'os et de scaphandres
Haine
Incarne
Corbeaux
Mal immense
Crevez
Vous qui vous croyez plus clinquants que vous-mêmes
Crevez
29/03/2013
27/03/2013
Oh, Tristesse.
Je me relis.
Depuis deux ans, déjà.
Tant a changé.
Mon écriture même est moins déchaînée.
J'ai vieilli, un appart, un boulot, mon chat de quatre ans, célibataire abandonnée.
Je suis de nouveau une soumise à la langue.
Je ne sais plus ce que je suis.
Je suis vide.
Démotivée.
Dépressive.
À tel point que même mon psychiatre a laissé tomber.
J'ai aimé.
Encore.
Deux, trois, quatre garçons en même pas deux ans.
Je ne sais plus.
Ma tête est vide, mon coeur de glace.
Parfois je voudrais m'effacer, banalité.
Mais oui tout va bien. Tout va bien. Mais oui tout va bien.
Alors si c'est le cas, pourquoi j'ai arrêté d'écrire, si longtemps.
Pourquoi je ne ressens plus rien.
Depuis deux ans, déjà.
Tant a changé.
Mon écriture même est moins déchaînée.
J'ai vieilli, un appart, un boulot, mon chat de quatre ans, célibataire abandonnée.
Je suis de nouveau une soumise à la langue.
Je ne sais plus ce que je suis.
Je suis vide.
Démotivée.
Dépressive.
À tel point que même mon psychiatre a laissé tomber.
J'ai aimé.
Encore.
Deux, trois, quatre garçons en même pas deux ans.
Je ne sais plus.
Ma tête est vide, mon coeur de glace.
Parfois je voudrais m'effacer, banalité.
Mais oui tout va bien. Tout va bien. Mais oui tout va bien.
Alors si c'est le cas, pourquoi j'ai arrêté d'écrire, si longtemps.
Pourquoi je ne ressens plus rien.
09/08/2011
Gobi & Sibérie.
Il est une heure du matin, je pleure.
Le clavier m'est encore étranger, les murs n'ont pas mon odeur. Le chat tourne en rond. Tous ces gens, toutes ces voix, ces coalitions, ces mensonges, ces trahisons. Je pleure. Songer à ce qui fut perdu, ce qui fut dépouillé, incompréhensions, haines, distances, maladresses, incommunicabilité. Peut-être a-t-on trop vite changé. Peut-être n'y a-t-il rien d'autre à faire que le silence, hausser les épaules, laisser parler, laisser dire. Des mots, favorite groupie ; d'autres mots, groupie de toi-même ; celui-là qui disait aussi, reine de ton ciel ne te cache plus. Je pleure. En cet instant je suis désespérément fille.
Ce clavier qui incite à écrire, ces mots dissimulés, le vent est fort la nuit est noire, goût d'amertume. Penser à l'absence, tout ce qui a brûlé, tout ce qui fut détruit. Pleurer encore. Prendre dans ses bras. Où donc sommes-nous allés. Que sommes-nous devenus. Le vide et les fantômes. Le regret, les absences, les éternités.
Il est une heure du matin, je pleure, le chat tourne en rond, les murs n'ont plus d'odeur. Il reste des miettes, des bouts de soi, des particules. Des mains lavées au savon, trop de preuves compromettantes. Ces trahisons, ces défauts qu'on prend pour de la rage. Cette chanson qui pique d'autant plus les yeux, born illegitimaly, cette chanson et ces mots de toi. L'émotion qui encore envahit, trop de, haine douleur rage tristesse pitié douleur rage attendrissement soleils lumières émerveillements amours. Cette absence. Où donc est-elle allée. T'attendre. Toute ma vie, t'attendre. Pari parmi les plus fous. Tu ne me croiras jamais, mais t'attendre. Je pleure, il est une heure du matin, le chat tourne en rond, mais aujourd'hui, another day, another place, another life, another me.
28/07/2011
Je n'ai jamais été une petite fille.
Une espèce de développement un peu à côté, on va dire inspiré par, ou presque, enfin autour de Clémence Veilhan, après avoir visionné sa série.
A. : "Tu fais partie des trois personnes sur terre qui peuvent se permettre de dire quelque chose."
T. : "Pourtant personne devrait pourvoir se permettre. Aie donc un peu d'amour-propre."
Il ne faut pas trop s'en faire. Pour sa vie. Il ne faudrait jamais la comparer avec la vie des autres. Pourtant c'est ce que nous faisons tous, toutes. Parce que nous avons une putain de morale implantée dans le cerveau, dans la zone grise des émotions. Une putain de morale qui ose nous dire que nous ne valons rien, que nous ne sommes que des plaquettes de globules de pluie crade qui ne servent à rien sinon à encore plus empoisonner le monde avec de l'acide. Nous sommes coupables et victimes de nous laisser faire par cette putain de morale, nous refusons l'amour-propre sous prétexte que c'est mal. Mais dites-moi donc ce qu'est le mal. Dites-moi donc au nom de quoi nous continuons à nous écraser encore et encore. Dites-moi donc pourquoi nous baissons les yeux face à la critique de celui d'en face alors que celui-là n'est même pas foutu de constater que sa vie à lui aussi est moche, parce que lui aussi, il fait la comparaison, mais dans le mauvais sens, il est persuadé qu'il est meilleur que tout le monde. Pourquoi on se compare toujours à tout le monde. Pourquoi toujours ce goût de la compétition. C'est encore plus vrai pour les filles. Parce que les filles aiment bien le stigmate de la culpabilité. Parce que les filles elles doivent composer avec un monde qui a appris que c'était de la faute de la femme si tout allait mal, tout ça parce qu'elle a été trop curieuse. Femme ferme ta gueule, tu vaux tellement mieux comme ça. Ne te mets pas trop en valeur, car tu seras toujours moche, tu le sais, mais malgré ça prépare-toi à te dire que si tu te fais pas sauter avant vingt-cinq ans c'est qu'il y a un problème. J'ai envie de dire et alors. Mais qu'on arrête d'écouter cette voix, qu'on arrête de pleurnicher sur soi, qu'on se redresse et qu'on gomme la morale. Par-delà le bien et le mal. Même pas vouloir tout détruire, juste hausser les épaules. Laisser les autres continuer de cancaner. Et penser enfin qu'on vaut quelque chose.
04/07/2011
Voilà l'Infini // Lettre à l'Aimé // Aliocha 8 février 1937.
Il est temps de faire le ménage. Je me suis laissée emporter. Par la vie qui n'a pas été si adorable que ça. Je me suis montrée faible, je continue de l'être, je refuse de lâcher prise. Il faut se résoudre. Ça n'arrivera jamais. Je me suis dit ça il y a quelques mois et c'est parti tout seul. Non, pourtant je ne souffre pas autant, peut-être parce que ça me comble plus que d'ordinaire. J'ai fait une promesse et je me rends compte que je suis incapable de la tenir. Pourtant je relis la Bible encore, ce livre d'amour-là, quelques mots parmi les Évangiles et rien à faire, je comprends tant, je ne souhaite que le bonheur, je ne souhaite que ton bonheur, parce que j'ai tout compris, mais je n'en peux simplement plus. Je suis désolée. À d'autres amours & d'autres raisons, d'autres tournesols à fleurir, d'autres mois de mai. Ma voix s'étiole, mes larmes meurent, je détourne le regard, bien sûr que tout va très bien, pas de quoi s'inquiéter, bien sûr que tout va très bien, pourquoi je dirais le contraire, c'est vrai, tu es en vie et seul ce qui importe parmi toutes ces catastrophes et ces nuées et je ne cherche désormais plus à aller de l'avant, chaque moment meurt et nous ne progressons jamais que sur un fil de rasoir, tout qui peut s'arrêter et repartir sans que nous en soyons affectés, c'est comme des voyages dans le temps, il n'y a plus de quoi s'affoler, désormais je détournerai le regard et je t'assurerai que tout va très bien à défaut de pouvoir dire ce qu'il faudrait pouvoir dire et qu'il ne faut pas dire, jamais. Je te serre dans mes bras et détourne le regard, quelques larmes à perler, encore, rien de plus à demander, finir, se retourner, s'en aller et refermer la porte, doucement, cette parenthèse de quelques mois, quelques semaines, quelques instants.
Il est temps de faire le ménage. Il est temps de rembourser nos dettes. Il est temps de trouver une maison, une vraie maison. Il est temps de consolider son cœur de nouveau, de sourire après coup pour ne plus se laisser prendre au jeu.
Prends soin de toi, Amour. Prends juste soin de toi.
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